Les consommateurs français sont demandeurs de traçabilité

Écrit par CR10 le . Rubrique: Sécurité des consommateurs

Très bien perçue, la traçabilité fait désormais partie de l’environnement du consommateur et répond à son besoin de réassurance.

Une enquête réalisée par MV2 Conseil pour GS1 France et le Salon Traçabilité, en partenariat avec le Crédoc, révèle, chez le consommateur final, une bonne connaissance, une bonne perception et même une attente vis-à-vis des dispositifs de traçabilité des marchandises. L’étude a permis aussi d’évaluer les attentes en la matière et en particulier à l’égard de la lutte anti-contrefaçon*.

Tout d’abord, la notion de traçabilité bénéficie d’une bonne notoriété tout en recouvrant une grande richesse de sens. 80 % des personnes interrogées ont entendu parler de la traçabilité (65 % en spontané). Elle est surtout associé aux valeurs de sécurité et de confiance, de responsabilité, de contrôle, d’assurance qualité. Cette connaissance des consommateurs est liée principalement aux crises alimentaires (43 %), en particulier celle de la vache folle, mais aussi aux campagnes d’information grand public (41 %). 59 % souhaiteraient être mieux informés et recevoir plus d’informations sur ces questions.

95 % estiment que les questions liées à la traçabilité représentent des enjeux «-très ou plutôt importants » pour l’avenir de la société française. En termes de perception, la traçabilité est le moyen de prévenir les risques et en particulier ceux qui touchent au vital. Les produits pour lesquels la traçabilité présente un intérêt primordial ou très important sont : la viande (88 %), les produits laitiers (86 %), les médicaments (84 %), le transport aérien (74 %), les fruits et légumes (61 %), l’automobile (48 %), le courrier (42 %), les produits cosmétiques (41 %), les produits électroniques (36 %), le textile (29 %).

En matière d’attentes, les consommateurs estiment que la responsabilité doit être partagée par tous les acteurs de la chaîne, du fabricant au distributeur. En somme, la gestion du risque doit être prise en charge par tous ceux dont dépend le consommateur. À noter une très forte défiance (76 %) à l’égard de la VPC et du commerce électronique sur Internet. En revanche, « les Français sont très influencés par le lien social et accordent plus facilement leur confiance aux gens proches d’eux-», constate Fernand Wiesenfeld, directeur général de MV2 Conseil. Ainsi la confiance privilégie les petites marques nationales et le commerce de proximité (45 %), mais aussi la grande distribution (53 %).

Pour garantir et prouver l’efficacité de la traçabilité, les consommateurs souhaitent : disposer d’une information complète sur le processus de traçabilité avec toutes les étapes (46 %) ; la création d’un label qui garantit que le produit suit les normes de qualité (44 %). 78 % considèrent l’emballage comme le meilleur support d’information.

> La contrefaçon : une préoccupation importante

Pour Pascale Hebel, directrice du département consommation du Crédoc, « la prise de conscience du manque de contrôle de la contrefaçon est de plus en plus présente dans l’esprit des Français, en raison des problèmes soulevés sur les pièces automobiles et les médicaments. Dans la dernière enquête de consommation du Crédoc, la contrefaçon est citée comme le troisième facteur pour lequel les administrations n’interviendraient pas assez, après les abus de prix et le manque de concurrence. ».

71 % des consommateurs perçoivent la contrefaçon comme une menace « très importante ou plutôt importante-», liée aux craintes de la mondialisation. Parmi les conséquences négatives de la contrefaçon jugées préoccupantes figurent : l’exploitation des enfants dans les pays en voie de développement (98 %), la mise en danger des personnes (95 %), les pertes d’emplois (94-%), la moins bonne qualité des produits et services (87 %), les pertes financières pour les entreprises (80 %), la dégradation de l’image de marque (62 %).

Ph. Collier

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