Technologies

Traçabilité : attention à la confusion des genres

Écrit par CR16 le . Rubrique: Technologies

Les discours marketing sur les systèmes de traçabilité font souvent l’amalgame entre gestion logistique et lutte-anticontrefaçon. Comme s’il était possible de faire d’une pierre deux coups : que les investissements (très) importants à consentir pour la modernisation de la gestion de la chaîne logistique pouvaient aussi améliorer l’efficacité des douaniers et faciliter l’action de la justice contre les contrefacteurs.

L’idée pourrait être séduisante si l’immatriculation des produits et les technologies d’authentification étaient normalisées au plan mondial; or il en existe une multitude qu’aucune administration ne peut envisager de maîtriser. Soyons précis: les informations logistiques, fortement sectorisées, non centralisées et peu sécurisées, ne sont guère exploitables en termes criminologiques. De plus, elles ne permettront jamais de constituer un «objet preuve» devant la justice. Le bon sens plaide donc pour la mise en place d’une traçabilité anti-contrefaçon spécifique.

En l’occurence, la gestion d’une base d’immatriculations dédiée, sécurisée et centralisée, et qui, pour des raisons de confidentialité, soit placée sous le contrôle des titulaires de droits. Les autorités ont besoin d’une telle base qui soit interrogeable de partout avec un équipement standardisé. Une traçabilité spécifique qui, en permettant un recoupement et une localisation des informations sur tous types de contrefaçon, facilitera l’identification rapide des réseaux de trafiquants et leur démantèlement.