COGELY démocratise la gestion des licences logicielles

Écrit par © Filactu le . Rubrique: Acteurs

Cogely-Patrice-Deguette« Contrairement à ses voisins européens ou anglo-saxons, la France n’a pas encore pris la pleine mesure de tous les enjeux liés au SAM (Software Asset Management). Les PME ne s’intéressent le plus souvent à la gestion des actifs logiciels que lorsqu’elles reçoivent un email d’un éditeur leur demandant de fournir rapidement un état de leur parc de licences. », constate Patrice Deguette qui a rejoint, en 2006, le cabinet Cogely, dont il est aujourd’hui l’actionnaire majoritaire et le dirigeant.

« Cogely est né de la volonté de spécialistes de la gestion des parcs de licences de mettre en place une offre claire et accessible sur ces sujets. À l’heure actuelle, nous devons donc évangéliser le marché, mais aussi faire comprendre aux entreprises où est leur intérêt. En effet, les sociétés qui opèrent actuellement dans le secteur du SAM sont très orientées grands comptes avec des solutions coûteuses et longues à mettre en oeuvre. »

Une offres simple et claire

Grâce à son savoir-faire et à son indépendance, le cabinet Cogely a su attirer dès sa création plus d’une vingtaine de clients et son premier exercice fiscal s’est achevé sur un volume de chiffre d’affaires de 80 k€.

Cogely réalise aujourd’hui deux types de missions : les missions d’audit ponctuelles et les missions de plus longues durées.

Les missions ponctuelles comprennent l’état des lieux physique des logiciels déployés (via l’utilisation des outils mis à disposition par les éditeurs), l’inventaire des droits acquis, et des recommandations basées sur l’analyse du rapprochement de ces deux inventaires. En fonction des services demandés, le coût s’échelonne de 1500 (analyse simple pour 1 éditeur) à 3000 € (contexte complexe ou multi éditeurs) pour une entreprise de 300 postes.

Quant aux missions de 6 à 12 mois, elles consistent à accompagner les PME dans la gestion de leur parc de licences logicielles.

Un marché en forte croissance

Selon Patrice Deguette, «  le secteur du SAM va connaître une forte croissante en 2018. En cause : l’intensification des contrôles des éditeurs, la complexité et l’évolution constante des licences, mais aussi l’essor du numérique (les entreprises migrent massivement vers des solutions hébergées dans le cloud).

Comme une société est contrôlée, tous les 3 ans en moyenne, les enjeux sont énormes, notamment sur le plan financier. Il est désormais urgent de mettre en place une véritable stratégie logicielle ! »

Aujourd’hui, les PME achètent des logiciels dans tous les domaines de l’entreprise (du marketing jusqu’aux ressources humaines). Mais combien d’entre elles connaissent les contrats de licences et les droits d’usage ? Combien savent exactement quels sont les logiciels dont elles disposent et en quelles quantités ?

Ce manque de recul a un impact avéré sur la compétitivité des entreprises.

D’abord, elles ne sont pas préparées en cas d’audit : le délai pour remettre un état du parc de licences à l’éditeur est très court. Si la réponse apportée à l’éditeur n’est pas maîtrisée ou révèle une non-conformité, elles risquent un redressement important. Or, au vu de la complexité, mais aussi de la fréquence avec laquelle les licences changent, c’est souvent le cas. Cette impréparation est chronophage, elle génère du stress et conduit à la mise en œuvre de solutions inadaptées au contexte et aux projets de l’entreprise.

Ensuite, elles perdent de l’argent : au-delà du surlicencing (détenir des licences inutiles), l’entreprise perd en productivité. En effet, les équipes IT, Achats et juridiques perdent beaucoup de temps à tenter de gérer les licences logicielles, privant ainsi l’entreprise de ressources qui pourraient être plus utilement affectées à leur cœur de métier.

Enfin, elles prennent aussi des risques au niveau de leur trésorerie. Faute d’avoir une visibilité totale de leur parc logiciel, elles ne peuvent pas anticiper les échéances et donc prévoir les coûts futurs. <

PhC

Site web : https://www.cogely.fr