INTERPOL veut impliquer le consommateur dans la lutte contre le commerce illicite et la contrefaçon

Écrit par © Filactu le . Rubrique: Politique

À l’occasion du 7e Congrès mondial contre la contrefaçon et le piratage,  Ronald K. Noble, le secrétaire général d’INTERPOL, a présenté un nouvel outil baptisé « I-Checkit » qui devrait permettre aux consommateurs de détecter eux-mêmes les faux produits.

Il est vrai qu’à l’heure des réseaux participatifs et du crowd sourcing la mise à contribution des consommateurs pour faire remonter l’information en temps réel du terrain est une idée séduisante, en cette période de disette budgétaire.
Il reste cependant à la mettre en œuvre en commençant par convaincre les entreprises qui restent attachées aux marquages authentifiants propriétaires.

Selon Ronald K. Noble, « la nouvelle initiative, INTERPOL-Checkit (I-Checkit) est une plate-forme qui offrira aux consommateurs, au-delà de contribuer à la lutte contre le commerce illicite, de se protéger eux-mêmes et leurs familles. L'idée est simple : permettre à un consommateur moyen de dépister les produits volés ou illicites référencés dans des bases de données mondiales. Avec I-Checkit les consommateurs pourront scanner un produit en utilisant les dernières technologies de communication pour vérifier si le producteur ou le fabricant estime qu'il est authentique, et s’il est légalement sur le marché et vendus. »

Le développement de I-Checkit se fera étape par étape à travers diverses catégories de produits, zones géographiques et types d'informations à transmettre. La première étape concernera les bases de données des véhicules automobiles volés et des documents d’identité volés ou perdus d’INTERPOL, puis une future base de données sur les produits de luxe… INTERPOL ne précise pas si cette annonce est en relation avec la coopération annoncée l’année dernière avec Google.

Selon INTERPOL, la collaboration en 2012, avec la Banque mondiale et l’Organisation mondiale des douanes (OMD) a contribué à la saisie de marchandises contrefaisantes pour une valeur de 70 millions de $ et quelques 2 000 arrestations à travers le monde.