Technologies

La problématique du contrôle

Écrit par Philippe COLLIER le . Rubrique: Technologies

Pour être fiable l’authentification d’un produit doit généralement cumuler plusieurs techniques complémentaires. « Il est courant d’utiliser au moins trois niveaux, explique Erlé Carn, directeur marketing du département sécurité d’ArjoWiggins.

Le premier, un simple repérage visuel destiné au consommateur, peut s’avérer peu efficace. Le deuxième est destiné aux réseaux de distribution, aux inspecteurs des marques et aux autorités de contrôle. Il repose le plus souvent sur les procédés invisibles. Le contrôle doit néanmoins se faire avec un équipement peu coûteux, comme un lecteur optique ou une lampe UV. Enfin, le niveau expert nécessite un équipement dédié et demande des investigations plus longues en laboratoire. »

Un marquage anti-contrefaçon efficace doit se situer au deuxième niveau en utilisant une immatriculation et un codage que l’on doit pouvoir partager, tracer et contrôler d’une façon fiable, rapide et surtout peu chère.

> Adapter les solutions

Un grand nombre de solutions font appel à une simple immatriculation codée ou non dont la vérification impose de consulter à distance, via Internet, une base de données de référence gérée par le fabricant et sur laquelle sont enregistrées toutes les immatriculations des produits commercialisés. C’est une opération simple mais qui demande une infrastructure sophistiquée et coûteuse. Elle est surtout adaptée aux produits de grande série.

On imagine la taille du serveur et la bande passante du réseau que devrait mettre en place un laboratoire si tous les pharmaciens du monde se connectaient pour authentifier chaque boîte de médicaments vendues !

Pour ce genre d’application, la tendance actuelle est d’utiliser les propriétés structurelles du produit pour générer une codification unique, non copiable et non interprétable : au moment de la fabrication, l’immatriculation est complétée par une signature numérique réalisée à partir de l’analyse de la texture d’une petite surface du produit. « Ce calcul d’empreinte permet de relier le monde physique et le monde numérique, explique Alain Foucou, vice-président de la société ATT. Le contrôle peut s’opérer en temps réel avec un simple lecteur optique sur le terrain et sans Internet. »

Le sociétés Algoril, ArjoWiggins et Signoptic annoncent aussi une solution de contrôle offline du même type, dont le coût unitaire ne devrait pas dépasser les 4 à 5 centimes d’euro.<

Ph. Collier

HS1