L’OMD et GS1 signent un accord de coopération

Écrit par © Filactu le . Rubrique: International

CR82-OMD-GS1L’Organisation Mondiale des Douanes (OMD) et l’organisation internationale GS1* ont convenu, le 4 septembre 2012, d’établir une relation de travail continue afin de mieux exploiter, dans l’outil IPM, les standards d’identification des produits de GS1 pour lutter contre la contrefaçon et le piratage.


Rappelons que l’outil IPM —  Interface Public-Membres, lancé par l’OMD en 2010 — facilite la communication et le partage d’informations entre l’OMD et ses 178 pays membres. Il est actuellement utilisé par plus de 40 administrations douanières nationales.

L’intégration des standards GS1 au cœur de ce dispositif permettra d’en étendre la couverture à de très nombreuses marques qui utilisent déjà les codes à barres et les formats de données GS1 pour leurs échanges commerciaux quotidiens.
Les codes à barres standardisés de GS1 permettent l’identification unique et mondiale des articles, ce qui entraîne une réduction des coûts de gestion de la traçabilité et une augmentation de la sécurité de la chaîne logistique.

« Cet accord de coopération permet non seulement à l’OMD d’améliorer l’outil IPM, mais également de renforcer la compétence des douanes, » a déclaré Kunio Mikuriya, le secrétaire général de l’OMD.

« Grâce au système de standards GS1 et à notre expertise globale en matière de gestion de la chaîne d’approvisionnement, GS1 peut aider les douanes à améliorer leur capacité à détecter les produits contrefaits, » affirme le PDG de GS1, Miguel Lopera.

« Cet accord marque un tournant dans la lutte contre la contrefaçon. Le développement de nouveaux canaux de communication entre les marques et les autorités douanières est la clé pour intensifier la surveillance des marchés et la traque aux produits contrefaits, » a ajouté Pierre Georget, directeur général de GS1 France.

Par cet accord de coopération, les deux organisations aspirent notamment à :

  • Enrichir les fonctions de l’outil IPM basées sur les numéros d’identification GS1 qui permettent l’identification de produits contrefaits, y compris l’identification à l’aide de dispositifs mobiles ;
  • Réaliser une étude pilote de deux ans, avec la coopération des Membres de l’OMD intéressés, sur l’utilisation des standards d’identification GS1 par les douanes et d’autres services de prévention et de répression pour saisir les données codées, y compris via des dispositifs mobiles, afin d’aider à identifier les contrefaçons potentielles.

Un premier protocole d’accord avait déjà été signé, entre GS1 et l’OMD, en novembre 2007.


* GS1 compte près de deux millions d’entreprises utilisatrices, qui exécutent quotidiennement plus de six milliards de transactions dans 150 pays utilisant les standards GS1. GS1 dispose d’organisations membres locales dans plus de 110 pays. Son siège se trouve à Bruxelles.