La France face aux Nouvelles routes de la soie chinoises

Écrit par © Filactu le . Rubrique: Publications

Couv routes de la soieÉtude de l’Institut français des relations internationales (IFRI), octobre 2018, sous la direction d’Alice EKMAN.

Le projet dit des « Nouvelles routes de la soie de la Chine » (ou « Une ceinture, une route », « Ceinture et route », « Belt and Road Initiative » en anglais – désigné « B&R » dans cette étude) lancé en automne 2013, est l’une des priorités du président Xi Jinping, qui a placé le concept au cœur de la politique intérieure et extérieure du pays. Le projet pourrait même rester d’actualité jusqu’en 2050, pour le centenaire de la République populaire de Chine (RPC), qui constitue une échéance importante pour le Parti communiste chinois (PCC).

Si le projet interpelle par son ampleur géographique (plus d’une centaine de pays et d’institutions concernés – selon les déclarations officielles) et sectorielle (transports, énergie, télécommunications, finance, tourisme, culture…), il se distingue surtout par sa méthodologie. Car la méthodologie de B&R est peu commune : le concept a été lancé avant même que son contenu précis n’ait été défini et les partenaires de la Chine sont depuis fréquemment encouragés à fournir des idées quant à la manière de le concrétiser. Il est difficile d’identifier un projet qui a été lancé par un État au cours des dernières décennies avec autant de détermination, autant d’investissement dans sa promotion nationale et internationale, mais aussi avec autant d’ambiguïté.

Le projet, en constante évolution, est promu selon des méthodes de communication et de mise en œuvre habituellement employées en Chine, mais jamais, avec cette ampleur, à l’international. Face à la nouveauté de l’approche, et la rapidité avec laquelle le projet a gagné en notoriété, de nombreux acteurs français et européens apparaissent déstabilisés.

C’est cette approche si particulière de B&R – jusqu’à présent peu analysée – qu’il apparaît aujourd’hui indispensable de comprendre, afin d’éclairer l’analyse stratégique et la prise de décision des pays concernés par le projet chinois, dont la France. En quoi consiste l’approche chinoise et quelles en sont les intentions ? Compte tenu de ses spécificités, quelle approche française et européenne serait la plus appropriée pour y faire face ? <

Télécharger l’étude  de L’Institut français des relations internationales (IFRI) 2,29 Mo « La France face aux Nouvelles routes de la soie chinoises »

NDLR : La question des Routes de la soie interpelle d’autant plus, que l’on peut craindre que ces nouvelles infrastructures ne deviennent « des autoroutes de la contrefaçon » si des contrôles appropriés ne sont pas mis en place.
De même ne faut-il pas s’inquiéter, par ailleurs, que la Chine contrôle déjà environ 10 % de l’activité des grands ports européens ?
PhC